Le tarif réglementé, qu’est-ce que c’est ?

Tout savoir sur le tarif réglementé

Depuis l’ouverture à la concurrence des marchés de l’électricité et du gaz, le consommateur peut choisir entre un tarif de marché et le tarif réglementé. Ce dernier véhicule une image de tranquillité d’esprit. En quoi cela consiste-t-il ?

 

Du côté de l’électricité

 

Le tarif réglementé est fixé par les pouvoirs publics qui s’appuient sur des propositions de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). C’est le fameux tarif bleu d’EDF. Il augmente deux fois par an, en janvier et en août. Ce tarif ne peut pas être pratiqué par tous les fournisseurs. Seuls EDF et quelques opérateurs locaux historiques peuvent le commercialiser, comme il en existe dans les villes de Grenoble et Bordeaux. C’est EDF qui en commercialise la quasi-totalité.

 

Ce tarif évolue en fonction de deux facteurs : le montant de la CSPE (contribution au service public de l’électricité) et le tarif au kilowattheure. La CSPE est une taxe créé en 2003 pour dédommager les fournisseurs d’électricité des surcoûts engendrés par les modifications imposées par la loi. Elle est payée par tous les ménages et les entreprises.

 

Le tarif réglementé est différent du prix de marché. Si vous choisissez un autre fournisseur qu’EDF, vous n’aurez accès qu’à ce dernier. Le prix du marché ne subit pas les contraintes de l’Etat. Les fournisseurs décident librement ses prix. Ces prix peuvent être fixes ou indexés. Le prix fixe est proposé pour une durée déterminée, souvent un, deux ou trois ans. Pendant cette période, le prix du kilowattheure ne change pas, même si le tarif réglementé augmente. Le prix indexé évolue quant à lui selon un indice qui est équivalent au tarif fixé par l’Etat (souvent à la hausse).

 

Du côté du gaz

 

Le tarif réglementé est fixé par les pouvoirs publics qui s’appuient sur des propositions de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Il peut changer tous les mois, soit les prix augmentent, soit ils baissent. Pourquoi ? Parce que ce tarif est le résultat d’une équation entre le prix du marché de gros du gaz, le coût du transport et de la distribution et les coûts d’approvisionnement. Seuls Engie (ex-GRDF Suez) et quelques opérateurs locaux historiques peuvent le commercialiser, comme il en existe dans les villes de Grenoble et Bordeaux.

 

Ce tarif est différent du prix de marché. Si vous choisissez un autre fournisseur qu’Engie, vous n’aurez accès qu’à ce dernier. Le prix du marché ne subit pas les contraintes de l’Etat. Les fournisseurs décident librement ses prix. Ces prix peuvent être fixes ou indexés. Le prix fixe est proposé pour une durée déterminée, souvent de un à quatre ans. Pendant cette période, le prix ne change pas, même si le tarif fixé par l’Etat augmente. Le prix indexé évolue quant à lui selon un indice qui est équivalent au tarif réglementé (souvent à la hausse).

 

Des exemples concrets

 

Hugo est un célibataire de 26 ans, il habite à Paris dans un studio de 20 m² entièrement équipé à l’électrique (chauffage et eau chaude compris). Sa consommation annuelle est de 6000 kWh. En restant dans le tarif fixé par l’Etat, il paiera environ 80€ par mois en moyenne.

 

Virginie et Paul sont un couple de trentenaires lyonnais. Ils habitent un trois pièces de 45 m². Ils se chauffent au gaz naturel. Ils consomment annuellement 1675 kWh d’électricité et 6630 kWh de gaz. Leurs factures mensuelles s’élèvent à 28€ pour EDF et à 47€ pour Engie.

 

Rachel, Michael et leurs deux enfants habitent une confortable maison toute équipée de 120 m² à Poitiers. Seul leur chauffage est électrique et ils disposent d’une gazinière. Leur consommation annuelle est de 13712 kWh d’électricité et 5320 kWh de gaz. Ils paieront 179€ par mois à EDF et 39€ à Engie.

 

Ces exemples sont basés sur les tarifs en vigueur au 1er octobre 2017.

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